La Commission européenne a décidé ce jeudi 29 janvier de licencier Henrik Hololei, l’ancien directeur général chargé des transports. Une première à ce niveau de responsabilité. Il est notamment reproché à ce haut fonctionnaire de 55 ans, de nationalité estonienne, d’avoir accepté des voyages et des séjours, pour lui et sa famille, offerts notamment par le Qatar, pour un montant de plusieurs dizaines de milliers d’euros et de lui avoir remis en échange des documents confidentiels relatifs à la négociation, entre 2016 et 2019, de l’accord dit de «ciel ouvert» entre l’Union européenne et l’émirat qu’il supervisait.
Le licenciement, sans effet sur ses droits à retraite, prendra effet le 16 février et n’est pas rétroactif. En dépit de la gravité des faits, l’exécutif européen a curieusement décidé de ne pas engager de poursuites pénales devant la justice belge, alors qu’il existe de forts soupçons de conflit d’intérêts, voire de corruption.
Un accès sans grand intérêt au hub de Doha
Il aura fallu dix-huit mois à la Commission pour prendre cette décision (qui n’a pas été annoncée officiellement), le rapport de l’Office antifraude de l’Union européenne (Olaf), qui a établi les faits, étant sur le bureau d’Ursula von der Leyen, la présidente de l’exécutif, depuis juillet 2024. Et sans Libé




