Pendant que Vladimir Poutine se gargarisait, vendredi 19 décembre, de ses «succès» en Ukraine malgré le désastre humain, stratégique et militaire de son «opération spéciale» embourbée depuis bientôt quatre ans, le pétrolier Qendil errait depuis minuit au large des côtes grecques. Le navire de 249 mètres, sous pavillon d’Oman, parti début novembre du terminal pétrolier russe de Novorossisk, en mer Noire, pour aller décharger sa cargaison dans un port indien, faisait route vers le port russe d’Oust-Louga, dans le golfe de Finlande. Si l’on en croit les services secrets ukrainiens, qui ont diffusé une vidéo filmée par un drone aérien, le pétrolier, sous sanctions européennes et dont les soutes étaient vides, a été stoppé net par une explosion causée par un petit drone à six rotors, télépiloté depuis la terre ou depuis un autre bateau par l’unité d’élite Alpha, à près de 2 000 kilomètres de l’Ukraine.
C’est la première fois que Kyiv revendique une attaque contre un navire de la flotte fantôme russe dans les eaux de la Méditerranée. Après l’invasion russe de février 2022, des sanctions internationales ont été prises par l’Union européenne et le




