Varsovie s’était drapée d’un manteau rouge et blanc ce mardi. Sous un ciel bas de fin d’automne, les fumigènes carmin déchirent le décor gris de la capitale polonaise. Le 11 novembre, la Pologne célèbre son indépendance retrouvée en 1918, une date qui, depuis plus d’une décennie, rime aussi avec grand-messe nationaliste et dérives régulières. Les organisateurs de la Marche de l’indépendance qui a traversé Varsovie, ont estimé la foule à près de 300 000 personnes, contre 100 000 selon les autorités de la ville.
Cette année, la manifestation ne s’est pas accompagnée d’incidents spectaculaires qui ont fait sa mauvaise réputation, mais son ADN n’a pas changé : elle demeure la vitrine d’une Pologne musclée, antieuropéenne et anti-immigration, où les slogans radicaux s’assument. Une démonstration de force identitaire, méfiante des étrangers comme des institutions, et ne laissant rien dans l’im




