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Reportage

«La Pologne restera souveraine» : à Varsovie, la fête de l’indépendance ou le rendez-vous annuel de l’extrême droite

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La Marche de l’indépendance polonaise a été mardi, comme tous les 11 novembre, le rendez-vous des nationalistes et leurs discours anti-immigrés. Cette année, le président ultra-conservateur, Karol Nawrocki, a participé au cortège.

Au défilé organisé par le groupe nationaliste «Jeunesse polonaise» mardi à Varsovie, à l'occasion de la fête de l'indépendance polonaise. (Wojtek Radwanski /AFP)
Par
Noémie Naudin
à Varsovie
Publié le 12/11/2025 à 17h52

Varsovie s’était drapée d’un manteau rouge et blanc ce mardi. Sous un ciel bas de fin d’automne, les fumigènes carmin déchirent le décor gris de la capitale polonaise. Le 11 novembre, la Pologne célèbre son indépendance retrouvée en 1918, une date qui, depuis plus d’une décennie, rime aussi avec grand-messe nationaliste et dérives régulières. Les organisateurs de la Marche de l’indépendance qui a traversé Varsovie, ont estimé la foule à près de 300 000 personnes, contre 100 000 selon les autorités de la ville.

Cette année, la manifestation ne s’est pas accompagnée d’incidents spectaculaires qui ont fait sa mauvaise réputation, mais son ADN n’a pas changé : elle demeure la vitrine d’une Pologne musclée, antieuropéenne et anti-immigration, où les slogans radicaux s’assument. Une démonstration de force identitaire, méfiante des étrangers comme des institutions, et ne laissant rien dans l’im

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