Il y a quelque chose de pourri à la Cour des comptes européenne (CCE). La Cour de justice de l’Union (CJE), sise elle aussi au Luxembourg, a, dans un arrêt rendu ce jeudi en assemblée plénière, sa formation la plus solennelle, déchu des deux tiers de ses droits à la retraite le Belge néerlandophone Karel Pinxten, l’ancien président de la chambre III de la CCE chargée d’auditer l’action extérieure de l’Union, pour avoir piqué dans la caisse de son institution. L’affaire est d’autant plus embarrassante pour la CCE, censée être «la conscience financière» de l’Union, qu’il ne s’agit pas d’un acte isolé : cette ancienne gloire politique du royaume, âgée de 69 ans, a sévi dans l’impunité durant ses deux mandats (mars 2006 - avril 2018) et a détourné la modique somme de 472 869 euros selon l’estimation de l’Office antifraude de l’Union (Olaf)… Les ennuis judiciaires de Karel Pinxten sont loin d’être terminés puisqu’il est aussi poursuivi devant la justice pénale luxembourgeoise.
Fraude
La très enrichissante carrière d’un président de chambre de la Cour des comptes européenne
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Chargé d’auditer l’action extérieure de l’UE, le Belge néerlandophone Karel Pinxten est accusé d’avoir détourné plus de 470 000 euros. La Cour de justice européenne lui a infligé une sanction sans précédent. Une affaire qui porte atteinte à l’institution et illustre ses carences internes.
Karel Pinxten lors d'une réception au Palais royal de Bruxelles, le 17 novembre 2016. (Bruno Fahy /Belga via AFP)
Publié le 30/09/2021 à 16h00
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