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L’Allemagne met le turbo sur les éoliennes

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La loi sur les éoliennes onshore, qui doit être entérinée ce mercredi en conseil des ministres, fixe à 2% la surface du territoire dédiée aux installations. Un projet défendu par le ministre écologiste de l’Economie pour des raisons climatiques et de «sécurité nationale».

Dans le village de Neuharlingersiel dans le nord de l'Allemagne, en juin. D’ici 2030, le pays veut produire 80 % de son électricité avec des énergies renouvelables et fonctionner sans nucléaire et sans charbon. (Christof Stache /AFP)
ParChristophe Bourdoiseau
correspondant à Berlin
Publié le 15/06/2022 à 7h01

On arrête de discutailler, on élimine la paperasse ! Face à l’urgence climatique et la dépendance au gaz russe, l’écologiste Robert Habeck veut réduire les procédures administratives au minimum pour encourager les investissements dans la construction d’éoliennes onshore. La loi du très populaire ministre allemand de l’Economie et du Climat, qui devrait être entérinée ce mercredi en conseil des ministres, relève de «l’intérêt général», dit-il. Robert Habeck cherche à convaincre la population du bien-fondé de son projet en parlant d’urgence climatique mais aussi de géopolitique.

Pour assurer son indépendance, l’Allemagne doit réduire plus rapidement que prévu ses importations de gaz russe, une énergie qui avait été prévue pour assurer la transition en douceur et… à bas prix. «Le renouvelable est désormais une question de sécurité nationale», répète-t-il depuis le début de la guerre.

«Véritable révolution énergétique»

Le plan d’occupation des sols ? La protection des espèces ? La démocratie participative ? Il faut tout réformer, juge-t-il. L’objectif de la loi est de «supprimer les obstacles» à la construction d’éoliennes onshore. «Il faut actuellement quatre à sept ans pour obtenir une autorisation en Allemagne. Ce délai doit être réduit à un an si le gouvernement veut atteindre ses objectifs climatiques», explique Claudia Kemfert, cheffe du département Energie à l’Institut de recherche économique de Berlin (DIW).

Car les trois partis de gouvernement, Parti social-démocrate (SPD), écolo

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