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«L’Assemblée nationale est devenue un théâtre de l’absurde» : regards de correspondants étrangers sur la France

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Depuis Paris, trois journalistes, un italien, un anglais et un américain assistent, entre sidération et ironie, aux derniers rebondissements de la vie politique française.

Séance de questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, en février 2025. (Denis Allard/Libération)
Publié le 17/01/2026 à 14h22

Budget ou pas budget ? Dissolution après la dissolution ? Valse des Premiers ministres… La couverture de la politique française a pris ces derniers mois une tout autre dimension pour les correspondants étrangers en France qui en perdent parfois leur latin. Ils ont accepté, avec une certaine ironie, de partager avec Libération leur sidération.

«Sébastien Lecornu semble prêt à porter une large part du fardeau de l’absurde»

Stefano Montefiori, correspondant à Paris du Corriere della Sera

«Nous devons nous inspirer de nos voisins et apprendre l’art du compromis, répètent nombre de responsables politiques français, surtout centristes, depuis que l’Assemblée nationale est devenue ingouvernable. Mais l’art du compromis est un talent que les Italiens ont affiné au fil de décennies d’exécutifs chancelants, parfois même “balnéaires” (c’est-à-dire destinés à ne durer qu’un été) : une virtuosité politique souvent discutable et qui ne s’improvise pas en quelques mois – certainement pas en France. Et de fait, aucun compromis n’a été trouvé pour adopter le budget avant la fin de l’année 2025, et encore moins en ce début 2026.

«La politique française semble plutôt importer ces moments surréalistes dont l’Italie est passée maîtresse depuis qu’elle a défié, dans les années 1970, la géométrie euclidienne en inventant l’imaginative formule des “convergences parallèles” (des partis qui se frôlent tout en restant éloignés). Et le

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