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Défense

Le bouclier du ciel européen, «un Frankenstein technologique»

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Alors que l’Iran a montré sa capacité à envoyer une salve de missiles et de drones sur Israël, la Suisse s’apprête à rejoindre le projet allemand de défense antimissiles qui s’appuie sur le système israélien Arrow 3 et les Patriot américains. Une initiative onéreuse et complexe critiquée par la France.

Un système de défense Iris-T SLM en Allemagne en 2023. (Sebastian Gollnow /AFP)
Publié le 12/04/2024 à 17h31, mis à jour le 14/04/2024 à 9h29

Un pays de plus. Après son approbation par le Conseil fédéral, le 10 avril, l’adhésion de la Suisse au «bouclier antimissiles européen», lancé par l’Allemagne en octobre 2022 pour se prémunir d’une éventuelle attaque russe, est quasiment assurée. Devant la prolifération des menaces venues du ciel, notamment les drones et les missiles hypervéloces, en Ukraine, en mer Rouge et au Moyen-Orient, la défense anti-aérienne est devenue une priorité pour toutes les armées. En tant qu’Etat neutre, la Suisse n’est pas censée prendre part aux conflits armés ni faire partie d’une alliance défensive. Mais la Confédération a estimé en 2022 qu’elle «peut coopérer avec d’autres Etats afin de garantir l’inviolabilité de son territoire, par exemple pour l’acquisition de matériel d’armement».

L’objectif du «Sky Shield» allemand (ESSI), auquel une vingtaine de pays se sont déjà associés, à l’exception notable de la France, l’Italie et de la Pologne, est d’acheter en commun des systèmes ultrasophistiqués qui se chargeront de «détecter, identifier et intercepter» l

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