Cette saga en rappelle une autre. Quand, en France, le fantasme de Vladimir Poutine de bâtir une cathédrale orthodoxe au bord de la Seine à un jet de pierres de la tour Eiffel avait buté pendant quasiment dix ans, entre 2007 et 2016, sur un ensemble de réticences administrativo-diplomatiques et d’hésitations politiques, doublées de vives critiques en matière de sécurité. De l’aveu même de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture chargé un temps du redoutable dossier, il n’y avait «qu’une solution : laisser pourrir». Un changement de gouvernement avait fait le reste : Sainte-Trinité avait fini par être érigée sur le quai Branly.
Pour obtenir sa nouvelle «méga-ambassade» au Royaume-Uni, la Chine a elle aussi dû jouer de patience. En 2018, elle achetait le Royal Mint C




