Les affiches électorales sont de retour dans les rues du Kosovo, quelques semaines seulement après d’importantes élections locales, et moins d’un an après des législatives qui n’ont pas permis au petit pays des Balkans de se doter d’une majorité parlementaire. Costume noir sur fond rouge, le Premier ministre en exercice, Albin Kurti, 50 ans, y pose, souriant et déterminé, et avec un slogan : «Mos lësho pe !», «Ne lâche rien !» en albanais. Avec cette injonction, le dirigeant de gauche souverainiste, au pouvoir depuis 2021 et favori du scrutin du dimanche 28 décembre, espère remobiliser 2 millions d’électeurs quelque peu désabusés après des mois de foire d’empoigne politique.
Arrivé largement en tête du scrutin du 9 février avec 40 % des voix, son parti Vetevendosje (Autodétermination) a été incapable de trouver les quatre sièges manquants pour atteindre la majorité de 61 députés sur les 120 que compte le Parlement de Pristina (dont 20 sont réservés aux minorités). Avec ses principaux adversaires de droite, le Parti démocratique (PDK) et la Ligue démocratique (LDK), les t




