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Arraisonnement

Le pétrolier de la «flotte fantôme» russe intercepté par la France va être convoyé vers le port de Marseille-Fos

Emmanuel Macron avait annoncé jeudi l’intervention de la marine française sur ce navire «sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon».

Une photographie fournie par la marine française montrant le pétrolier "Grinch" et des hélicoptères, jeudi 22 janvier 2026. (Etat Major des Armées/AFP)
Publié le 23/01/2026 à 17h07, mis à jour le 23/01/2026 à 17h40

La France va garder le Grinch à l’œil. Le pétrolier soupçonné d’appartenir à la «flotte fantôme» russe, intercepté jeudi en Méditerranée par la marine française, va être convoyé vers le port de Marseille-Fos, a fait savoir une source proche du dossier ce vendredi 23 janvier. Il devrait arriver samedi matin dans cette structure dotée d’un terminal pétrolier.

Le bateau a été intercepté jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, située entre l’Espagne et l’Afrique du Nord. Emmanuel Macron avait annoncé sur X l’arraisonnement de ce «navire pétrolier en provenance de Russie, sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon», intercepté «avec le concours de plusieurs de nos alliés».

L’opération s’est déroulée jeudi matin à bord du pétrolier en provenance de Mourmansk, port arctique de la mer de Barents. Le président de la République a précisé qu’elle avait été «menée dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer» et que le navire avait «été dérouté». Cet arraisonnement a donné lieu à «un signalement au procureur de Marseille» et à l’ouverture d’une enquête, selon la préfecture maritime de Méditerranée.

«Faire en sorte que le pétrole russe ne finance plus la guerre de la Russie»

Le pétrolier Grinch, de 249 mètres de long, figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de Carl sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis. Pour Emmanuel Macron, cette opération démontre que la France est «déterminé[e] à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions» contre la «flotte fantôme» russe, dont «les activités contribuent au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine».

«Merci à la France, a salué sur X le président ukrainien Volodymyr Zelensky. C’est exactement le type de détermination nécessaire pour faire en sorte que le pétrole russe ne finance plus la guerre de la Russie.»

Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay. Ce dernier, qui figure lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné fin septembre par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire. Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la «flotte fantôme» font l’objet de sanctions de l’Union européenne.

Mise à jour à 17h39 avec davantage d’informations.
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