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Immigration

L’effort poussif des Britanniques pour l’accueil des réfugiés ukrainiens

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Londres allège ce mardi les conditions d’entrée sur son territoire pour les Ukrainiens, mais le Royaume-Uni reste le seul pays européen à réclamer un visa, dont la procédure de demande est alambiquée.

Durant une manifestation de soutien au peuple ukrainien devant Downing Street à Londres, samedi. (Henry Nicholls /Reuters)
Par
Suzanne Leenhardt
Benjamin Delille
Correspondant à Washington
Publié le 15/03/2022 à 19h59

Il aura fallu attendre que plus de trois millions d’Ukrainiens quittent leur pays pour que Londres se décide enfin à alléger ses conditions d’accueil. Seul pays européen à réclamer un visa pour les réfugiés ukrainiens, le Royaume-Uni n’en a délivré que 4 600 pour l’instant, essentiellement pour regroupement familial, malgré des dizaines de milliers de demandes.

C’était le résultat d’une procédure extrêmement complexe, qui obligeait les réfugiés à faire la demande dans des consulats britanniques rapidement débordés, les condamnant à attendre des jours sans réponse et sans moyen de traverser la Manche. Le gouvernement a essuyé de nombreuses critiques, notamment de la part du ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui dénonçait le 5 mars le «manque d’humanité» du Royaume-Uni quand des centaines d’Ukrainiens ont été refoulées à Calais.

A partir de ce mardi, les Ukrainiens n’ont plus besoin de se rendre dans un centre pour entreprendre cette demande. Celle-ci pourra se faire en ligne à condition d’avoir un passeport biométrique. Problème : cela ne s’applique pas aux personnes qui ont déjà fait une demande depuis le début de la guerre.

«Cette attente est insupportable»

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