Le 21 juin a été un jour doux amer pour l’équipe de Svetlana Tikhanovskaïa. Pour la première fois en cinq ans, la cheffe de file de l’opposition bélarusse a pu serrer son mari Sergueï Tikhanovski dans ses bras, sous le ciel bleu de Vilnius. Leurs retrouvailles étaient inespérées : candidat aux élections bélarusses de 2020, Tikhanovski croupissait en cellule depuis son arrestation trois mois avant le scrutin, et avait été condamné à dix-huit ans de réclusion par le régime. Pourtant, sa libération ce jour-là a pu avoir lieu grâce à une stratégie récusée par l’équipe de sa femme.
Alors que la leader de l’opposition promeut depuis 2020 la fermeté et les sanctions face à l’autocrate Alexandre Loukachenko, le président américain Donald Trump a envoyé des émissaires négocier avec l’homme fort de Minsk dès son retour à la Maison Blanche. Les rencontres ont d’abord été confidentielles, avant d’aboutir en juin à une




