«Sauver plus de vies et fragiliser le business model des criminels», voilà l’objectif que s’est fixé lundi 25 mars le ministère britannique de l’Intérieur, en annonçant le lancement d’une campagne sur les réseaux sociaux vietnamiens, destinée à dissuader de nouvelles traversées clandestines de la Manche.
Le Vietnam fait en effet partie du top 10 des pays d’origine des migrants qui tentent de se rendre au Royaume-Uni. Pour Londres, un contrôle en amont de ce flux migratoire, en hausse de 17 % par rapport à la même période l’année dernière, constituerait une nouvelle étape de sa controversée politique anti-immigration clandestine. Le Premier ministre conservateur, Rishi Sunak, qui dialogue avec Hanoï depuis 2022 à ce sujet, multiplie depuis les tentatives pour enrayer le nombre croissant de ressortissants vietnamiens qui traversent l’un des détroits d’immigration clandestine les plus fréquentés au monde : 4 200 migrants, toutes nationalités confondues, ont traversé la Manche depuis le début de l’année.
Esclavage moderne
La stratégie du gouvernement est de relayer dans des pe