C’est dans un contexte très tendu qu’Emmanuel Macron s’est exprimé, ce mardi matin sur RTL. Alors que les négociations entre les Etats-Unis et l’Ukraine pour un plan de paix avec la Russie se poursuivent, Kyiv a fait état ce mardi matin de nouvelles frappes aériennes «massives» de la Russie sur son territoire, recensant six morts et plusieurs blessés dans la capitale, tandis que le ministère russe de la Défense annonçait avoir abattu 249 drones dans la nuit, un des chiffres les plus élevés depuis le début du conflit, et déplorait trois morts.
Avant une visioconférence des pays de la «Coalition des volontaires» ce mardi après-midi, Emmanuel Macron était donc attendu ce matin sur la radio privée, alors qu’il s’active pour appeler des milliers de jeunes sous les drapeaux dans les prochaines années. Résumé des principales informations à retenir de ses déclarations.
Ne pas se montrer «faible» face à la «menace» de la Russie
Emmanuel Macron a constaté ce matin la «menace» de la Russi, qui présente aujourd’hui «une posture beaucoup plus agressive». «Si nous voulons nous protéger, nous Français, ce qui est ma seule obsession, nous devons montrer que nous ne sommes pas faibles avec la puissance qui nous menace le plus», a posé le chef d’Etat qui participera dans l’après-midi à une réunion par visioconférence de la coalition de soutiens de l’Ukraine. «La Russie mène aujourd’hui une confrontation stratégique face aux Européens», a-t-il estimé.
Actifs russes gelés
Sur la question des actifs russes gelés – que le président américain Donald Trump souhaiterait, selon son plan en 28 points, investir dans des projets menés par les Etats-Unis pour la reconstruction de l’Ukraine –, Emmanuel Macron a été clair. C’est «aux Européens de décider» du sort de ces milliards aujourd’hui immobilisés. «Les Européens sont les seuls qui ont à dire, parce que ça fait partie du plan, ce qu’on fera avec les actifs russes gelés qui sont détenus par les Européens», a-t-il martelé. Le plan du milliardaire républicain prévoit notamment que «100 milliards de dollars d’actifs russes gelés [soient] investis dans les projets menés par les Etats-Unis pour reconstruire et investir en Ukraine, les Etats-Unis recevant 50 % des bénéfices de l’initiative».
Transformation du service national universel
Alors qu’il s’apprête à annoncer jeudi l’instauration d’un nouveau service national volontaire, le chef de l’Etat a confirmé qu’il préciserait lors de son déplacement les tenants de «la transformation du service national universel vers une nouvelle forme», sans fournir plus de précisions. «Il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu’on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n’est pas du tout le sens de cette affaire», a-t-il toutefois nuancé, après que les propos du chef d’Etat-major des armées Vincent Mandon, qui appelait la France à se préparer «à accepter de perdre ses enfants» avaient créé la polémique. Il pourrait en dire plus dès jeudi, à l’occasion de sa rencontre avec le 27e brigade d’infanterie de montagne de Varces, en Isère.
Des «forces de réassurance» en Ukraine
En cas de cessez-le-feu, Emmanuel Macron souhaite le déploiement de «forces de réassurance» en Ukraine. «Il ne peut pas y avoir de paix durable si on contraint l’armée ukrainienne dans ses capacités de défense et de dissuasion de toute agression», a-t-il estimé. Selon lui, la «première garantie de sécurité» repose sur «une armée ukrainienne robuste», là où le plan Trump rejeté par Kyiv et la Coalition des volontaires prévoyait un affaiblissement des acquis militaires ukrainiens.




