Menu
Libération
Récit

Mercosur-Union européenne : un accord qui signe l’affaiblissement de la France

Réservé aux abonnés

Pour assurer son leadership européen, Paris a toujours négocié pour être du côté majoritaire. Le rejet du traité avec le Mercosur, une première pour un texte de cette importance, souligne à quel point Emmanuel Macron n’a plus la main dans son pays.

Emmanuel Macron à Paris, le 6 janvier 2026. (Thomas Padilla/AP)
ParJean Quatremer
Correspondant européen
Publié le 12/01/2026 à 6h01

La France a donc maintenu jusqu’au bout son opposition au traité commercial qui va lier l’Union européenne au Mercosur (Argentine, Brésil, Bolivie, Paraguay, Uruguay). Elle a voté non vendredi 9 janvier, en compagnie de la Pologne, de la Hongrie, de l’Irlande et de l’Autriche, la Belgique s’abstenant faute d’accord entre la Flandre et la Wallonie, ce qui juridiquement revient à un vote contre.

Tous ces pays, qui ont motivé leur refus par des considérations agricoles, n’étaient cependant pas en nombre suffisant pour atteindre la «minorité de blocage» qui doit réunir soit 13 pays sur 27, soit des Etats pesant plus de 35 % de la population européenne (dont au moins quatre du Conseil). Toutes les autres nations qui avaient des réserves (Italie, Roumanie, Pays-Bas) les ont levées vu les

Dans la même rubrique