«Etre féministe ne rend pas infaillible !» Par ces mots, accompagnés de déclarations reconnaissant des «erreurs» et promettant «des réponses fermes», le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez tente d’affronter, tant bien que mal, ce que l’Espagne appelle désormais le #MeToo socialiste : une accumulation de plaintes pour harcèlement sexuel, déposées depuis des mois à l’encontre de dirigeants du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) au pouvoir. En juillet déjà, des rumeurs d’actes de harcèlement visaient Francisco Salazar, l’un des proches conseillers de Pedro Sánchez à la Moncloa (le Matignon espagnol), évincé de ses fonctions le 6 décembre, quelques jours après la révélation publique de plaintes officielles portées contre lui.
Par la suite, c’est l’avalanche : le bras droit de Francisco Salazar, Antonio Hernández, est dénoncé à son




