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Mette Frederiksen, une Première ministre danoise hors cadre pour faire face à Trump

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La dirigeante scandinave était surtout connue pour ses positions anti-immigration, rares pour une social-démocrate. Avec les menaces américaines sur le Groenland, elle a fait opérer une profonde mutation à son pays, longtemps atlantiste et eurosceptique.

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, à l'Elysée le 6 janvier 2026. (Yoan Valat/AFP)
Publié le 09/01/2026 à 6h30

Mette Frederiksen incarne-t-elle l’avenir de la gauche européenne ? La Première ministre danoise en est persuadée. Ses contempteurs progressistes réfutent, eux, l’hypothèse avec effroi. Depuis son arrivée à la tête du gouvernement en 2019, la Scandinave a bousculé les normes de la social-démocratie avec son double programme. Côté pile, la défense de l’Etat-providence, des ouvriers, des classes populaires, dont elle est issue et qui dérivaient vers l’extrême droite. Côté face, une politique anti-immigration très dure, destinée, selon elle, à protéger ce même Etat-providence et à ramener dans le giron du parti son électorat traditionnel.

Plus jeune Première ministre du royaume, lors de son élection à 41 ans, Mette Frederiksen a imposé des idées longtemps hétérodoxes, pour l’Europe ou son pays. Face aux critiques des tenants de la gauche traditionnelle, elle répond avec morgue, tenant en substance ce discours : «Pourquoi ne gagnent-ils pas, s’ils sont d

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