Il y a un pays, voisin de la France, où l’on observe avec étonnement l’impatience voire l’énervement de la classe politique et des médias parce qu’aucun Premier ministre n’a été nommé au lendemain des législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet derniers. Il s’agit de la Belgique, bien sûr, où il n’y a pas non plus de gouvernement alors que les législatives ont eu lieu il y a trois mois, le 9 juin. Outre-Quiévrain, on sait que la formation d’une majorité prend du temps et il faudrait plus qu’une vacance du pouvoir de deux mois pour émouvoir un pays qui a connu la plus longue crise politique de la planète, son gouvernement ayant été 541 jours en «affaires courantes», entre le 13 juin 2010 et le 6 décembre 2011.
Champions, les Belges!
Mode d’emploi européen à destination des pays ayant du mal à former un gouvernement
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Alors que la France attend toujours son Premier ministre, nos voisins européens s’amusent de notre impatience. La plupart sont déjà rompus au parlementarisme et à la culture du compromis.
Dans les démocraties parlementaires, le chef de l’Etat ne dispose d’aucune marge pour désigner le chef de gouvernement, qui sera celui que les partis de la majorité désigneront. (Martin Noda/Hans Lucas. AFP)
Publié le 01/09/2024 à 18h52
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