Menu
Libération
Interview

Mort d’Alexeï Navalny : «Les colonies pénitentiaires russes sont des espaces de non-droit»

Réservé aux abonnés

La mort de l’opposant numéro 1 de Vladimir Poutine survient alors que la machine répressive du Kremlin a atteint un niveau sans précédent dans l’histoire récente du pays, analyse la spécialiste de la Russie post-soviétique Anna Colin Lebedev.

Un mémorial en hommage à Alexeï Navalny, le 16 février à Saint-Pétersbourg. (Olga Maltseva /AFP)
Publié le 16/02/2024 à 17h48

Alexeï Navalny est le dernier d’une longue liste d’opposants morts pour avoir osé s’opposer à Vladimir Poutine. A 47 ans, l’ennemi numéro 1 du chef du Kremlin est décédé ce vendredi 16 février dans la colonie pénitentiaire n°3 de Kharp, au nord du cercle polaire arctique, l’une des plus rudes du système carcéral russe. Incarcéré depuis janvier 2021, l’ex-militant anticorruption, qui avait survécu à une tentative d’empoisonnement en août 2020, purgeait une peine de dix-neuf ans de prison pour «extrémisme», dans des conditions très difficiles. Dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, datée de la veille de sa mort, Alexeï Navalny apparaît derrière les barreaux, amaigri mais toujours blagueur.

Les autorités pénitentiaires ont déclaré que le père de deux enfants était mort après avoir eu un malaise soudain, mais les chancelleries occidentales pointent la responsabilité de Vladimir Poutine, qui n’a cessé d’étouffer les voix dissidentes du pays depuis son arrivée au pouvoir en 2000. Pour A

Dans la même rubrique