Troisième tentative d’évacuations humanitaires, troisième écueil. Après les échecs, samedi puis dimanche, du projet de routes sécurisées pour la sortie des habitants de Marioupol et Volnovakha, villes du sud-est de l’Ukraine pilonnées par l’armée de Poutine, Russes et Ukrainiens ne sont toujours pas parvenus à s’entendre sur la mise en œuvre effective des corridors, ce lundi, lors du troisième round de négociations entre les deux parties. L’imbroglio laisse des centaines de milliers de civils piégés sous les feux des combats et en manque de tout : électricité, eau, chauffage.
Ce week-end, les autorités ukrainiennes avaient annulé les départs, accusant les troupes ennemies de continuer les bombardements malgré l’accord trouvé d’un cessez-le-feu temporaire. Lundi, elles ont rejeté la proposition «unilatérale» du Kremlin, qui ambitionnait d’établir six couloirs humanitaires à travers le pays, dont quatre en direction de la Russie ou de son allié, le Bélarus, selon les agences de presse russes. Les habitants de la capitale Kyiv, de la seconde ville du pays, Kharkiv, de la




