C’était il y a un an pile et tout le monde, peu ou prou, avait alors poussé des cris d’orfraie. Interrogé par le magazine britannique The Economist sur l’éventuel envoi de troupes en Ukraine, Emmanuel Macron avait expliqué ne pas l’exclure «parce que nous avons face à nous quelqu’un qui n’exclut rien», visant Vladimir Poutine au tournant de deux années de conflit brutal. Douze mois et une décongélation express des relations entre Washington et Moscou plus tard, c’est bien cette réponse de l’Europe face à un éventuel plan de paix imposé à l’Ukraine qui était sur la table à l’Elysée lundi, pour un mini-sommet aux allures de sauve-qui-peut diplomatique. Ce dont l’Europe a besoin, selon la formule de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, c’est un «état d’esprit d’urgence» et «un renforcement de la défense» du continent. «Et il nous faut les deux maintenant», professait-elle avant de rejoindre la réunion convoquée à la hâte à Paris après une conférence sur la sécurité qui a tourné au calvaire pour les pays européens ce week-end à Munich.
Mini-sommet
Négociations sur l’avenir de l’Ukraine : l’Europe acculée à réagir dans l’urgence
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L’envoi de troupes en Ukraine, tabou il y a peu, devient une option envisagée par plusieurs dirigeants européens.
Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, lors du mini-sommet de Paris ce lundi. (Ludovic Marin/AFP)
Publié le 17/02/2025 à 21h24
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