Décidément, la pilule ne passe pas. Le testament géopolitique et énergétique d’Angela Merkel provoque un profond malaise en Ukraine, où la classe politique et la presse, dans une rare unanimité, réagissent très mal à l’annonce, mercredi, de l’achèvement du gazoduc Nord Stream 2. Le Kyiv Post, principal journal anglophone ukrainien, à la ligne pourtant atlantiste, a apposé le mot «trahison» sur la une de son édition de vendredi, alors que la majorité des observateurs regrettent que la sécurité de l’Ukraine ait été sacrifiée sur l’autel des relations avec la Russie.
Dans les bâtiments de la rue Bankova, où se situe la présidence ukrainienne, pourtant, pas une déclaration ne fuite. «J’attends avec impatience une rencontre productive avec le président américain à la Maison Blanche, le 30 août, a juste tweeté Volodymyr Zelensky. Nous aurons une discussion franche et sérieuse sur les menaces que fait peser NS2 sur l’Ukraine.» En réalité, l’équipe de Zelensky est furibarde. «Ils sont frustrés, se sentent humiliés et ont l’impression que les Américains les ont traités à la russe», commente une source proche de l’exécutif.
«Cadeau tragique»
Plusieurs sources, ainsi que Politico, révèlent que l’équipe Biden




