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Négociations

Paix en Ukraine : les alliés se réunissent à Kyiv avant un sommet la semaine prochaine en France

Une rencontre a lieu ce samedi dans la capitale. Des conseillers à la sécurité d’une quinzaine de pays européens, mais aussi des membres de l’Otan, de l’Union européenne et des Etats-Unis doivent échanger avec les responsables ukrainiens.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky à l'Elysée, à Paris, le 1er décembre. (Christophe Ena/AFP)
Publié le 03/01/2026 à 10h48

Les dernières préparations avant un sommet à Paris. De nouvelles négociations ont lieu ce samedi 3 janvier à Kyiv entre l’Ukraine et ses alliés européens et américain sur un hypothétique accord pour mettre fin à la guerre menée depuis 2022 par la Russie.

Des conseillers à la sécurité de pays européens alliés de Kyiv doivent rencontrer dans la capitale des responsables ukrainiens, avec la participation par visioconférence d’une équipe américaine. Selon Volodymyr Zelensky, une quinzaine de pays ont confirmé leur participation, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’Otan.

Cette réunion précède un sommet la semaine prochaine en France des pays de la «coalition des volontaires» soutenant l’Ukraine. Selon Volodymyr Zelensky, la réunion de samedi vise notamment à discuter des «garanties de sécurité» que peuvent apporter à l’Ukraine ses alliés.

La Russie continue sa progression

Le président ukrainien s’était entretenu en décembre avec Donald Trump à Washington sur le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans de guerre, mais des questions sensibles restent non résolues. En outre, la Russie a annoncé son intention de «durcir sa position» après avoir accusé Kyiv d’un raid de drones contre une résidence de Vladimir Poutine, ce que l’Ukraine dément, et d’une attaque ayant tué selon elle 28 civils, la nuit du nouvel an, dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par l’armée russe.

Cette dernière occupe environ 19,4 % de la superficie de l’Ukraine, dont 0,94 % ont été conquis au cours de l’année 2025, selon les données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l’étude des conflits. En décembre, Moscou a conquis 244 km², sa plus faible progression mensuelle depuis mars dans un contexte de conditions météorologiques hivernales, mais a accéléré son offensive dans le Donbass, région orientale où se situent les principales défenses ukrainiennes.

Signe de la progression russe, les autorités ukrainiennes ont ordonné vendredi l’évacuation de plus de 3 000 enfants avec leurs parents d’une quarantaine de localités dans les régions de Zaporijjia (Sud) et Dnipropetrovsk (centre-est). Dans ses vœux pour 2026, Volodymyr Zelensky a affirmé qu’un accord pour mettre fin à la guerre était «prêt à 90 , tout en avertissant que les 10 % restants allaient déterminer le «destin de la paix», l’avenir des territoires occupés par la Russie demeurant l’un des points clés.

Un nouveau chef de cabinet de Zelensky honni par Moscou

Cet accord n’est cependant pas négocié directement, Ukrainiens et Russes échangeant avec les Américains. Et l’adoption de sa dernière mouture par Moscou semble improbable, car elle abandonne certaines de ses revendications clés. Vladimir Poutine a répété ces dernières semaines que la Russie atteindra ses objectifs en Ukraine «par la voie militaire» si les négociations échouaient et salué les récents gains de son armée sur le front.

Son homologue ukrainien a, lui, choisi vendredi le chef du renseignement militaire, Kyrylo Boudanov, pour diriger son cabinet, l’un des postes les plus importants du pays. Loin du profil de son prédécesseur, Andriï Iermak, tombé en disgrâce à cause d’un scandale de corruption, Boudanov est un militaire de carrière connu pour ses audacieuses opérations contre la Russie et honni par Moscou, qui le qualifie de «terroriste».

Les premiers jours de 2026 ont été marqués par des bombardements ukrainiens et russes. Vendredi, la Russie a frappé le centre-ville de Kharkiv, la deuxième cité d’Ukraine, faisant deux morts, selon les autorités locales.

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