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Panne d’électricité géante à Berlin : «Nous n’excluons pas des morts»

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Les Berlinois s’organisent alors qu’un sabotage de câbles à haute tension a provoqué l’effondrement de l’alimentation électrique dans le sud-ouest de la capitale allemande. La situation pourrait ne pas revenir à la normale avant jeudi 8 janvier. Le parquet a ouvert une enquête pour « soupçons » de terrorisme.

L'hôtel de ville de Rathaus Zehlendorf, à Berlin, est réquisitionné pour servir d'abri aux personnes touchées par la panne d'électricité massive, offrant la possibilité de se réchauffer et de recharger leurs téléphones portables. (Ralf Hirschberger /AFP)
ParChristophe Bourdoiseau
correspondant à Berlin
Publié le 05/01/2026 à 18h11

A 6 h 40, samedi 3 janvier, Monika entend sonner à la porte de sa maison. «Toutes les lumières se sont éteintes, d’un seul coup. Je suis allée ouvrir. Personne !» raconte-t-elle. La sonnette s’était déclenchée par un court-circuit. «Je suis descendue à la cave pour vérifier l’armoire électrique. Tout était en ordre. Alors, j’ai regardé par la fenêtre. C’était fantomatique. La ville était dans le noir. Plus aucune lumière nulle part, à part quelques bougies et les voitures qui circulaient», poursuit-elle.

Un groupe d’extrême gauche baptisé Vulkangruppe («groupe Volcan») a revendiqué l’incendie de plusieurs câbles électriques à haute tension sur un pont près d’une centrale électrique. «C’est l’économie des combustibles fossiles qui était visée par cette action, et non les coupures de courant», explique le groupuscule dans un communiqué publié en ligne après le sabotage.

Environ 25000 foyers et 1100 entreprises étaient encore privés d’électricité mardi 6 janvier en milieu de journée, selon les chiffres de l’opérateur Stromnetz Berlin, et un retour à la normale n’était pas attendu avant jeudi 8 janvier alors que la capitale est sous un manteau de neige et que les températures sont toujours sous zéro.

«C’est effrayant»

Pas de feux de circulation, pas d’éclairage public, pas d’Internet, pas de réseaux de portable, pas de RER… Depuis samedi, la partie sud-ouest de la ville est dans une situation d’état urgence. La police patrouille dans les rues avec des ha

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