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Pascal Soriot, un PDG du firmament au tourment

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Salué il y a un an comme un patron bosseur et redresseur d’une compagnie en quête de paris, ce Franco-Australien est confronté aujourd’hui à une vague de critiques et d’inquiétudes autour du vaccin AstraZeneca.

Pascal Soriot le 20 janvier 2020 à Dunkerque. (Raphael Lafargue/ANDIA)
Publié le 06/04/2021 à 7h53

Il y a juste un an, Pascal Soriot était le PDG célébré de la compagnie pharmaceutique qui s’apprêtait, la première, à sauver le monde grâce au vaccin contre le Covid-19 mis au point par l’université d’Oxford. L’association semblait logique, une compagnie britannique pour un vaccin britannique, si ce n’est qu’AstraZeneca n’était pas spécialiste des vaccins mais plutôt des médicaments anticancéreux. Peu connu du grand public, Pascal Soriot était perçu dans le monde des affaires comme un formidable PDG qui avait, depuis 2012 et son arrivée à sa tête, redressé la barre de la compagnie et l’avait même portée au firmament des sociétés les plus cotées en bourse.

Un an plus tard, la gloire n’est pas au rendez-vous et le Franco-Australien, 61 ans, se débat au cœur d’une série de polémiques, entre retards de livraison à l’UE, sévères critiques américaines sur la publication de données incomplètes et suspicions de possibles effets secondaires mortels. Si l’efficacité du vaccin reste avérée, la communication de l’entreprise ress

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