Longtemps l’Eglise espagnole s’est caractérisée par son opacité. Elle s’est désormais fait une nouvelle spécialité, celle du déni. La plupart des hiérarchies catholiques occidentales ont reconnu les conclusions des commissions indépendantes ayant planché sur la pédocriminalité dans la sphère religieuse. Puis, à des degrés divers, ont demandé pardon et mis en place des chantiers de dédommagements. L’épiscopat espagnol, dont le noyau dur n’a jamais renié son passé franquiste (l’ancien dictateur avait gouverné au nom du «national catholicisme» pendant quatre décennies), s’évertue à se démarquer en minimisant tous les rapports mettant en lumière
Autocritique
Pédocriminalité : malgré les alertes, l’Eglise espagnole toujours dans le déni
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Malgré une succession d’audits qui pointent l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Eglise espagnole, l’épiscopat continue de se distinguer en minimisant les faits, à la différence de ses voisins européens.
Le président de la Conférence épiscopale espagnole, Juan Jose Omella, lors d’une conférence de presse à Madrid (Espagne), le 31 octobre. (Europa Press News/Getty Images)
Publié le 22/12/2023 à 15h53
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