Surtout, garder le sourire. Au Royaume-Uni, alors que la pandémie et le Brexit continuent d’ébranler l’économie et les chaînes de distribution, le gouvernement tente de faire bonne figure. Les étals vides dans les supermarchés, les productions agricoles qui pourrissent dans les champs, les cafés et restaurants qui réduisent la voilure et maintenant, les stations-service qui baissent le rideau par manque de personnel… Un léger vent de panique commence à souffler sur l’île.
Jeudi soir, la compagnie pétrolière BP annonçait fermer plus de 1 200 de ses sites, le carburant n’ayant pas été distribué. La situation est «mauvaise, très mauvaise», a reconnu Hanna Hofer, responsable de la vente au Royaume-Uni pour BP, sur ITV News. La société dispose «des deux tiers des niveaux de stock requis pour un bon fonctionnement» et le niveau continue à diminuer rapidement, a-t-elle alerté. Chez le géant américain ExxonMobil, propriétaire des stations Esso, près de 200 sites étaient touchés par le même problème. Samedi, EG Group annonçait une limite de 30 livres ster




