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Décryptage

Pénurie d’essence : pompes à sec et panique au Royaume-Uni

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Alors que les pénuries de chauffeurs-routiers touchent les livraisons de carburant, la panique gagne de l’autre côté de la Manche. Pour répondre à une crise qu’il conteste pourtant avec véhémence, le gouvernement a décidé de délivrer 10 000 visas provisoires à des chauffeurs européens, en contradiction totale avec ses résolutions post-Brexit.

A Blackheath, dans le sud-est de Londres, les queues et les restrictions aux stations service se multiplient sous l'effet du manque de convoyeurs de carburant. (CHRIS J RATCLIFFE/Getty Images via AFP)
Publié le 26/09/2021 à 9h03, mis à jour le 26/09/2021 à 10h55

Surtout, garder le sourire. Au Royaume-Uni, alors que la pandémie et le Brexit continuent d’ébranler l’économie et les chaînes de distribution, le gouvernement tente de faire bonne figure. Les étals vides dans les supermarchés, les productions agricoles qui pourrissent dans les champs, les cafés et restaurants qui réduisent la voilure et maintenant, les stations-service qui baissent le rideau par manque de personnel… Un léger vent de panique commence à souffler sur l’île.

Jeudi soir, la compagnie pétrolière BP annonçait fermer plus de 1 200 de ses sites, le carburant n’ayant pas été distribué. La situation est «mauvaise, très mauvaise», a reconnu Hanna Hofer, responsable de la vente au Royaume-Uni pour BP, sur ITV News. La société dispose «des deux tiers des niveaux de stock requis pour un bon fonctionnement» et le niveau continue à diminuer rapidement, a-t-elle alerté. Chez le géant américain ExxonMobil, propriétaire des stations Esso, près de 200 sites étaient touchés par le même problème. Samedi, EG Group annonçait une limite de 30 livres ster

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