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Pétrole et gaz russes : sur la route maritime arctique, Moscou en pleine galère froide

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La Russie utilise le passage du nord-est, qui relie l’Europe à la Chine, pour faire transiter les pétroliers de la flotte fantôme et exporter du gaz liquéfié sanctionné. Avec ces bateaux non adaptés aux conditions polaires, elle prend de gros risques environnementaux.

Ces derniers mois, la route du nord-est est surtout apparue comme un nouvel outil de contournement des sanctions occidentales qui frappent l’économie russe. (Julien Béziat/Libération)
Publié le 26/11/2025 à 16h35

La route maritime du nord-est a longtemps fait rêver les aventuriers, avant qu’en 1905, un navire parvienne pour la première fois à rejoindre la Chine depuis l’Europe en longeant les côtes arctiques russes. Un siècle plus tard, cet itinéraire tracé à travers les glaces continue à susciter les fantasmes. Ils ont changé de forme, se sont modelés sur la mondialisation et la volonté russe de contrôle de l’Arctique. Depuis plusieurs années, adossé à sa large flotte de brise-glace nucléaires et aidé par l’accélération de la fonte des glaces, Moscou présente la route du nord-est comme un itinéraire alternatif entre l’Europe et l’Asie qui permettrait d’éviter le canal de Suez, le détroit de Malacca et d’économiser des milliers de kilomètres.

La réalité est bien plus complexe. Le trafic dans ce passage demeure très faible et loin des objectifs russes. Cette année, et alors que la saison de navigati

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