Un «dirty deal» qui n’est rien d’autre qu’une «capitulation» et qui ouvre la porte à la prochaine guerre. François Heisbourg, conseiller spécial de la Fondation pour la recherche stratégique et auteur d’Un monde sans l’Amérique (éd. Odile Jacob, 2024), qui se trouve actuellement à Lviv, en Ukraine, n’a pas de mots assez durs pour qualifier les dernières propositions de «paix» américaines.
Comment vos interlocuteurs sur place ont-ils reçu le nouveau «plan de paix» de Donald Trump ?
Avec sidération. Les différents éléments du plan tels qu’ils ont été livrés dans la sphère publique sont, au sens premier du terme, inouïs. Il n’y a jamais eu quelque chose d’équivalent dans l’histoire : un pays envahisseur, soutenu par un pays théoriquement allié de l’Europe, obtient un règlement de paix à ses conditions et au détriment de la partie envahie, qui se retrouve, non pas à la table des négociations, mais au menu.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, parle de «capitulation».
C’est le bon mot. A côté, l’armistice de Rethondes (Oise) de juin 1940 était




