Il est désespérant de voir une nouvelle fois l’Union européenne totalement à la ramasse face à un Donald Trump dont elle peine à admettre la brutalité mafieuse et le mépris qu’il lui porte comme le montre le «plan de paix» russe endossé par Washington. On peut certes comprendre qu’il soit difficile de sortir de quatre-vingts ans d’emprise américaine, mais l’atonie européenne persistante est désormais criminelle, car elle risque de faire basculer l’Ukraine et l’Union dans la sphère d’influence russe.
Les Européens savaient pourtant ce qui allait se passer avec la réélection de Donald Trump. Non seulement son premier mandat (2017-2021) avait déjà donné un aperçu du personnage et de son peu d’attachement au droit international et aux alliances. Mais durant sa campagne électorale, il n’a pas caché ses intentions et sa volonté de mettre en œuvre ses idées les plus extrémistes en éliminant de son entourage toutes les personnalités à peu près raisonnables ou capables de lui résister. Et surtout, depuis son retour au pouvoir, tout le monde a pu voir qu’il




