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Pour Vladimir Poutine, une déclaration de guerre aux airs d’aveu de faiblesse?

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Plusieurs mois après le début d’un conflit qui ne s’est pas déroulé selon ses plans, le président russe a décrété lors d’une allocution mercredi que la guerre en Ukraine, autrefois qualifiée d’«opération spéciale», était en fait un combat contre «l’Occident collectif».

Le président russe, Vladimir Poutine, lors de son allocution à Moscou, mercredi. (Présidence Russe/AP)
Publié le 21/09/2022 à 20h49

Ceci est bien une guerre. Au matin du 210e jour d’une «opération spéciale» qui a fait des milliers de victimes civiles et militaires, jeté des millions de personnes sur les routes de l’exil et réduit des dizaines d’agglomérations à l’état de ruines, Vladimir Poutine a fini par appeler les choses par leur nom, et rendre des oukases en conséquence. Mercredi matin, le président russe a annoncé une «mobilisation partielle» en Russie. L’heure est venue de «protéger la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de la Russie […], de soutenir les aspirations et la volonté de nos compatriotes de déterminer leur propre avenir» contre un Occident dont le but «est d’affaiblir, de diviser et finalement de détruire notre pays».

Car la menace, l’ennemi, ce n’est plus l’Ukraine, comme cela a été martelé depuis le début de «l’opération spéciale». L’Ukraine n’est qu’une «place d’armes antirusse» dont le peuple a été transformé en «chair à canon» par l’Occident tout entier qui a décidé d’annihiler la Russie. «Nous sommes en guerre non pas tant avec l’armée ukrainienne qu’a

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