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Les avocats de l'ancienne vice-présidente du Parlement européen Eva Kaili, après l'audition de leur cliente au palais de justice de Bruxelles, le 19 janvier 2023. Les avocats de l'ancienne vice-présidente du Parlement européen Eva Kaili, après l'audition de leur cliente au palais de justice de Bruxelles, le 19 janvier 2023. (Nicolas Economou/NurPhoto. AFP)
Enquête

«Qatargate» au Parlement européen : nos révélations sur des fuites à gogo et une enquête très partiale

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Trois ans jour pour jour après le début du scandale de corruption qui a éclaboussé l’institution, la cour d’appel de Bruxelles se penche sur les atteintes à l’état de droit lors du travail de la justice et de la police. Selon plusieurs éléments du dossier consulté par «Libération», l’instruction aurait été menée à charge.
ParJean Quatremer
Correspondant européen
publié le 9 décembre 2025 à 15h39

Trois ans pile après la spectaculaire opération de police, à Bruxelles, qui était censée mettre au jour un scandale de corruption inédit au Parlement européen, l’avenir judiciaire de ce dossier, connu sous le nom de «Qatargate», n’a jamais semblé aussi fragile. Que retenir de ce 9 décembre 2022 où, dans la capitale européenne, des interpellations en mondovision ont visé notamment l’ex-eurodéputé socialiste italien Pier Antonio Panzeri, son ancien assistant Francesco Giorgi, compagnon de la députée grecque Eva Kaili, membre du groupe des sociaux-démocrates et l’une des vice-présidents du Parlement européen ? Que reste-t-il de ce blitzkrieg qui devait révéler un trafic d’influence jamais vu au cœur des institutions européennes au profit du Qatar,

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