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«Qatargate» : la justice belge s’est donnée en spectacle

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En libérant l’eurodéputée grecque Eva Kaili, mercredi 12 avril, la justice belge met fin à son acharnement contre l’élue socialiste impliquée dans l’affaire de soupçon d’escroquerie au Parlement européen.

L'eurodéputée Eva Kaili, à Athènes en avril 2019. (Nikos Libertas/Sooc via AFP)
ParJean Quatremer
Correspondant européen
Publié le 13/04/2023 à 18h16

La justice belge a remis en liberté les deux députés européens qu’elle avait envoyés en préventive parce qu’elle les soupçonnait d’être impliqués dans le présumé «Qatargate», même s’ils restent sous contrôle judiciaire. C’est d’abord le socialiste belge Marc Tarabella qui a été relâché mardi, après deux mois d’incarcération, suivi, mercredi, de la socialiste grecque Eva Kaili qui a croupi quatre mois dans un cul de basse-fosse belge, privée de sa fillette de 2 ans. Ces mesures devenaient urgentes tant l’affaire était en train de virer au scandale judiciaire ou à la farce sinistre, le juge d’instruction Michel Claise, soutenu par le parquet, précisons-le, ayant relâché tous les autres protagonistes impliqués dans cette affaire, y compris ses organisateurs.

Une affaire, il faut le marteler, dont on peine toujours à comprendre les ressorts : escroquerie montée par l’ancien eurodéputé socialiste italien, Pier Antonio Panzeri, assisté de Francesco Giorgi, assistant parlementaire européen et compagnon d’Eva Kaili, aux dépens d’Etats étrangers (le Qatar, le Maroc, la Mauritanie auraient versé des fonds) qui ont cru que les deux hommes pourraient influencer la politique de l’Union européenne ? Ou entreprise de corruption dont l’étendue reste indéterminée ? Devant ces incarcérations prolongées dont la raiso

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