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Vu d'Athènes

«Recherche de coupables», milices organisées… En Grèce, les incendies réveillent la xénophobie

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Si les feux ravageant le pays depuis des jours sont un révélateur de l’inefficacité de l’Etat, ils exacerbent aussi le racisme qui se propage dans une partie de la société : la vidéo d’un passage un tabac de migrants par des sympathisants d’extrême droite fait polémique depuis ce lundi.

Près de la ville d'Alexandroupoli, dans le nord de la Grèce, ce 23 août. (Sakis Mitrolidis/AFP)
ParFabien Perrier
Correspondant à Athènes
Publié le 29/08/2023 à 19h46

D’un côté, il y a la Grèce qui affronte le «plus grand incendie jamais enregistré dans l’Union européenne», comme l’a déclaré ce mardi 29 août un représentant de la Commission européenne. De l’autre, il y a celle qui recherche des boucs émissaires.

Depuis près de deux semaines, sous une canicule asséchant encore un peu plus le pays après un des étés les plus chauds de ces dernières décennies, les flammes dévorent le nord du pays. Dans la région d’Alexandroúpoli, à la frontière avec la Turquie, elles ont provoqué l’évacuation de villages, d’une partie de l’hôpital… Elles ont carbonisé la forêt de Dadia, un parc du réseau européen Natura 2000 connu pour abriter de nombreux rapaces et déjà brûlé l’an dernier. A ce jour, plus de 81 000 hectares ont été réduits en cendres, soit une superficie plus grande que la ville de New York, selon l’agence Copernicus.

Certes, les Vingt-Sept mobilisent actuellement près de la moitié des moyens aériens européens communs pour lutter contre les feux. Mais les onze avions et l’hélicoptère de la flotte européenne, ainsi que les 407 pompiers envoyés pour aider la Gr

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