A son arrivée au 10 Downing Street, personne n’aurait misé sur lui. Rishi Sunak était le candidat perdant à la succession de Boris Johnson, désavoué au profit de la catastrophique Liz Truss. C’est dire. Rappelé en octobre 2022 pour réparer les dégâts occasionnés par celle-ci en un petit mois et demi à son poste, il héritait alors d’un Royaume-Uni en plein chaos : le pays paralysé par des grèves, l’économie en difficulté, la confiance des investisseurs étrangers brisée par le programme ultralibéral de Truss. Son parti est rongé par des divisions sur des lignes idéologiques et l’Union européenne s’était braquée après des négociations post-Brexit rythmées par les menaces et mensonges. Boris Johnson envisageait même déjà de faire son grand retour. Alors quand, le 24 octobre, sa Range Rover se gare devant sa nouvelle résidence officielle pour un discours inaugural en demi-teinte, Sunak n’est perçu que comme un Premier ministre intérimaire, tout juste bon à mener les conservateurs
Bilan
Rishi Sunak, l’aplomb B du Royaume-Uni
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Roue de secours des élus conservateurs divisés, le Premier ministre britannique n’était pas parti pour convaincre. En cinq mois, il a toutefois réussi à surprendre sur la scène diplomatique malgré des difficultés économiques persistantes.
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak lors d'une conférence de presse. (POOL/via REUTERS)
Publié le 10/03/2023 à 7h40
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