Amelia a un look plutôt gothique, les cheveux violets coupés au carré et un collier ras du cou. C’est une étudiante comme les autres, si l’on met à part ses obsessions racistes et anti-immigration, qui lui ont valu de devenir une star de la fachosphère outre-Manche. Et ce, même si Amelia n’existe pas.
A l’origine, la jeune femme n’est que l’un des personnages de Pathway, un jeu d’animation pédagogique financé par le ministère de l’Intérieur britannique et destiné à la prévention de l’extrémisme et de la radicalisation auprès des jeunes. Dans ce petit jeu, elle est l’antagoniste, une camarade de classe qui tente d’embarquer le personnage principal, la jeune Charlie, dans ses délires identitaires contre «l’érosion des valeurs britanniques».
On la croise notamment, pancarte à la main, en manif contre les migrants ou en train d’essayer de nous convaincre en plein cours que le fait qu’une élève à la peau noire a eu une meilleure note que nous est «la preuve que les immigrants viennent au Royaume-Uni pour prendre nos emplois». Bref, Amelia n’a pas le beau rôle.
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Mais c’était sans compter sur l’extrême droite et sa culture mème surdéveloppée. «Plutôt que de dénoncer le discours d’Amelia comme le souhaitait Pathways, les utilisateurs d’extrê




