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Russes déboutés de l’asile aux Etats-Unis : «On se sentait plus libres dans un centre de rétention américain qu’en Russie»

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Pris au piège de la lutte contre l’immigration tous azimuts de Donald Trump, des centaines de Russes ont été déboutés de l’asile politique outre-Atlantique et renvoyés dans leur pays malgré les risques qu’ils y encourent.

Ilya, 33 ans, avec son fils de 8 ans, à Phoenix, en Arizona, le 29 décembre 2025. (Adriana Zehbrauskas/Libération)
Publié le 07/01/2026 à 17h27

Dans la nuit du 9 décembre, un avion en provenance du Caire a atterri à l’aéroport Domodedovo de Moscou. A bord, une soixantaine de citoyens russes, partis d’Arizona, aux Etats-Unis, deux jours plus tôt. Cette fois, les passagers de ce vol spécialement affrété ne sont pas des espions ou des diplomates rapatriés dans le cadre d’expulsions croisées, mais des demandeurs d’asile politique, déboutés et expulsés après des semaines ou des mois de détention dans les prisons de la police fédérale de l’immigration américaine (ICE).

Ukrainienne naturalisée russe, Anna est l’une d’eux. A 33 ans, la jeune mère de famille vient de passer dix-huit mois derrière les barreaux de centres de rétention en Californie et au Texas et d’être interdite pour les dix années à venir de fouler le sol américain, où sont restés son mari Ilya et leur fils de 8 ans, Yaroslav, dans l’attente d’être régularisés. Ils avaient décidé de quitter la Russie dès le début de

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