Il aura fallu soixante-dix jours de guerre en Ukraine pour que l’Union européenne se résolve à mettre un coup de pied dans la fourmilière et à prendre des mesures qui vont bouleverser son système énergétique. En proposant un embargo sur le pétrole russe, Bruxelles entre dans le vif du sujet. Pour la première fois, les sanctions vont vraiment peser sur l’économie des Vingt-Sept. Mercredi, en détaillant devant le Parlement européen le sixième paquet de sanctions contre la Russie, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a tracé deux lignes d’action. La première concerne l’extension des rétorsions déjà existantes, avec l’exclusion de trois nouvelles banques russes du système de paiement international Swift, dont la Sberbank, qui représente à elle seule 37% du marché bancaire national. En plus de RT et de Sputnik, interdits d’émettre en Europe depuis le début de la guerre, trois autres chaînes de télévision russes doivent être bannies. La liste noire de l’UE s’allonge aussi, avec l’ajout du patriarche Kirill, chef de l’Eglise orthodoxe russe, et de haut gradés en charge de
Economie
Sanctions contre la Russie: l’Europe met l’or noir sur liste noire
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé mercredi le renforcement des mesures de rétorsion déjà existantes, mais surtout l’étude d’un embargo sur le pétrole russe.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ce mercredi 4 mai à Strasbourg. (Patrick Hertzog /AFP)
Publié le 04/05/2022 à 20h52
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