«Le système ferroviaire espagnol est-il sûr ?», lançait mardi 20 janvier dans son éditorial Enric Sierra. Loin de céder à un réflexe démagogique, le directeur du quotidien de Barcelone la Vanguardia voulait se faire l’écho du sentiment de stupéfaction qui règne parmi les Espagnols. Depuis dimanche, le pays a assisté à quatre accidents de train, qui ont fait au moins 44 morts, dont deux machinistes. Le premier – le plus létal, survenu dimanche soir sur le réseau de grande vitesse près de Cordoue, à la suite de la collision entre deux convois – fait l’objet d’une enquête qui échauffe la sphère politique, alors que les équipes de secours et de sécurité n’ont toujours pas pu identifier tous les cadavres – 2 sur 43 ne l’étaient toujours pas mercredi après-midi.
Le deuxième accident s’est produit mardi près de Barcelone, lorsqu’une locomotive a percuté un mur de soutènement




