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Analyse

Service militaire : en Europe, une dynamique globale de mobilisation

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La mise en place d’un «service national volontaire» annoncée ce jeudi 27 novembre par Emmanuel Macron s’inscrit dans un mouvement de retour du service militaire sur le continent, sur fond de guerre en Ukraine et de tensions avec la Russie.

Des soldats suédois à Gotland en 2022. Le pays a rétabli la conscription obligatoire en 2017. (Jonathan Nackstrand/AFP)
Publié le 27/11/2025 à 19h41

La France dans le sillage de ses voisins européens. Annoncée ce jeudi 27 novembre par Emmanuel Macron, depuis Varces en Isère, la mise en place d’un «service national volontaire» à partir de 2026 s’inscrit dans une dynamique globale à l’échelle continentale, sur fond de guerre en Ukraine et de tensions croissantes avec la Russie. «Depuis plusieurs années, on a une tendance à un retour du service militaire en Europe, dans un contexte sécuritaire fortement dégradé. Cela tranche avec la période des années 1990-2000, marquée par une professionnalisation des armées et donc une suspension ou une suppression des services militaires», observe l’historien Maxime Launay, spécialiste des relations politico-militaires à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire et auteur d’une étude intitulée «Le retour du service militaire en Europe» publiée ce jeudi.

«Logique de défense totale»

L’Allemagne, en 2011, a figuré parmi l

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