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Energie

Sous pression, l’Europe à la recherche de nouveaux contrats gaziers

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Azerbaïdjan, Algérie, Qatar… La quête de sources alternatives aux livraisons russes, en baisse, bat son plein. Une diversification qui ne suffira pas à éviter une réduction de la consommation.

A Dubaï, aux Emirats arabes unis, une installation de la compagnie d'hydrocarbures Lamprell. (Lamprell/Reuters)
Publié le 26/07/2022 à 19h41

Avec quel gaz l’Europe se chauffera-t-elle cet hiver ? Avec du combustible russe qui finance l’invasion de l’Ukraine et dont le flux peut être coupé du jour au lendemain ? Avec du gaz liquéfié américain, payé à prix d’or et issu d’une fracturation hydraulique particulièrement polluante ? Avec du gaz qatari, azéri ou algérien qui consolide des gouvernements autoritaires ? Depuis l’entrée des soldats russes en Ukraine le 24 février, la dépendance européenne aux énergies fossiles russes préoccupe. Les tuyaux qui traversent le continent d’est en ouest offrent à Poutine un instrument de pression idéal, à la fois puissant et lucratif. Pour y échapper, l’Union européenne a d’abord tourné le dos au charbon venu de Russie, avant de sanctionner le pétrole. Reste le plus dur à accomplir : se couper du gaz.

Avant le début du conflit, plus de 40 % du co

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