Station de métro Myakinino, dans la banlieue Est de Moscou. La sortie qui mène vers le Crocus City Hall, où un attentat terroriste a fait 143 morts et 382 blessés le 22 mars, est fermée. Les passagers sont déviés vers une autre issue. «Pourquoi c’est fermé ici ?», demande une jeune fille d’environ 25 ans, avec un bouquet d’œillets rouges à la main. «Vous ne regardez pas la télévision ? La garde nationale travaille», répond un gardien. La jeune fille est venue se recueillir ici avec une amie qui, elle, devait assister au concert du groupe Picnic, mais n’avait pas réussi à acheter de billet. Une semaine après l’attaque, impossible d’approcher ce qui reste du bâtiment de la salle de concert, réduit en cendres par un immense incendie provoqué par les terroristes le soir de l’attaque. Sa carcasse calcinée est visible de loin. Des policiers gardent le passage. «Les enquêteurs travaillent ici», disent-ils. Depuis une semaine, des milliers de personnes viennent quotidiennement déposer des fleurs, des peluches, des messages, des icônes sur un mémorial improvisé qui s’étend dés
Reportage
«Tant de questions, tant de zones d’ombre» : une semaine après l’attentat du Crocus City Hall, Moscou toujours en état de choc
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Les Moscovites défilent devant la carcasse calcinée de la salle de concert pour rendre hommage aux victimes de l’attentat qui a fait 143 morts et 382 blessés le 22 mars, tandis que les autorités sont lancées dans une chasse aux migrants.
A Moscou, le 29 mars. (Natalia Kolesnikova /AFP)
Par
Vera Friedland
Publié le 30/03/2024 à 8h49
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