«02.09.24 – sortie Mostaganem – naufrage côte algérienne – dix disparus algériens et subsahariens – deux survivants.» Chaque jour, dans son bureau à Alicante, Francisco José Clemente note dans ce style télégraphique et avec une précision d’orfèvre ce qui arrive à tous ceux qui tentent, depuis les côtes algériennes, de rejoindre le littoral espagnol à la recherche d’une vie meilleure. Tous ceux, en tout cas, dont il a connaissance grâce à ses multiples contacts. «Le plus souvent, il y a la chance de débarquer sains et saufs, confie le militant. Mais parfois, c’est l’accident et un destin funeste de noyade et de naufrage.» L’activiste, 145 000 followers sur Facebook, aide les familles algériennes de disparus, en lien étroit avec les autorités, à retrouver leurs proches, notamment grâce aux vêtements récupérés sur les plages. «Tous les jours, je reçois des dizaines de messages sur mes réseaux sociaux, détaille-t-il. Le plus souvent, ce sont des proches qui cherchent à retrouver les leurs par tous les moyens.»
Reportage
Traversée Algérie-Espagne : pour les exilés, le risque d’un «destin funeste»
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Depuis le rapprochement entre Madrid et Rabat, de plus en plus d’Algériens en souffrance empruntent la voie maritime de l’immigration illégale vers Alicante, moins connue que celle menant aux Canaries. Les ONG et les autorités s’alarment d’une situation inquiétante.
La garde civile ramène à terre des cadavres repêchés après le naufrage d’une embarcation de migrants, près d’Alicante en 2022. (Guardia Civil/AFP)
Publié le 25/09/2024 à 20h05
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