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Ukraine-Russie: en presque candidat, Emmanuel Macron sort la carte de «l’unité»

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Dans un contexte de guerre, le chef de l’Etat français repousse encore sa déclaration de candidature à la présidentielle. L’allocution solennelle prononcée jeudi lui permet de surjouer le «Président protecteur».

Emmanuel Macron lors d'une visioconférence avec les dirigeants du G7, ce jeudi. (Ludovic Marin/AP)
Publié le 24/02/2022 à 18h12

L’«adresse au pays» a été courte. Peu après 13h30 ce jeudi, Emmanuel Macron s’est présenté à la télévision depuis l’Elysée, la mine et le ton graves, pour dénoncer «l’atteinte la plus grave à la paix, à la stabilité dans notre Europe depuis des décennies». Un «acte de guerre» de la Russie contre l’Ukraine auquel il faut répondre «sans faiblesse, avec sang-froid, détermination et unité», selon le Président qui connaît là son deuxième début de conflit après la reprise des hostilités entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh, en 2020. Jeudi, Macron a prévenu les Français de «conséquences durables et profondes sur nos vies», «sur la géopolitique de notre continent» et évoqué des «sanctions sur le plan militaire et économique qui seront à la hauteur de l’agression dont (la Russie) se rend coupable».

La France pourrait ainsi renforcer sa présence dans les positions avancées de l’Otan en envoyant des troupes en Roumanie. Mais Emmanuel Macron a surtout promis de revenir devant les Français pour les tenir «informés de l’évolution de la situation». Il a renvoyé les prises de décisions au programme diplomatique chargé de sa journée, démarrée aux aurores par un tweet condamnant «fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine».

Dans la foulée, le Président avait échangé avec Volodymyr Zelensky. Le dirigeant ukrainien lui avait décrit «une situation de guerre totale», selon les mots du chef de l’Etat.

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