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«Une fois les caméras parties, on est livrés à nous-mêmes» : SOS Otages interpelle Emmanuel Macron sur le sort des Français en post-captivité

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Dans une lettre ouverte au président de la République jeudi 15 janvier, l’association s’unit aux ex-otages et à leurs familles pour attirer l’attention sur les manquements dans le suivi des victimes d’une arrestation arbitraire à l’étranger.

A l'arrivée de Camilo Castro, détenu quatre mois au Venezuela, en présence du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), le 16 novembre à Orly. (Martin Bureau /AFP)
Par
Baran Baudouin et Coline Vinit
Publié le 17/01/2026 à 15h48

«Vive la liberté, vive l’égalité, vive la fraternité» : telles sont les premières paroles de Camilo Castro à son arrivée à Orly, le 16 novembre, après quatre mois de détention au Venezuela. Sur place, c’est l’euphorie, sa famille et le ministère des Affaires étrangères l’accueillent au pied de l’avion et se félicitent de son retour. Mais qu’en est-il après ? Jeudi 15 janvier, l’ex-captif toulousain s’est uni à l’association SOS Otages, engagée dans la défense des intérêts des victimes d’emprisonnements arbitraires et de leurs proches, pour réclamer dans une lettre au président de la République «un véritable statut pour l’ensemble des détentions illégales à l’étranger».

Lors de la conférence de presse organisée à Paris après l’envoi de la lettre, Martine Gauffeny, la déléguée générale de SOS Otages, a insisté sur ce point : lorsque les otages sont libérés et reviennent en France, on a tendance à penser qu’il s’agit de la «fin de l’histoire». Or, ce retour se mue souven

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