«Vive la liberté, vive l’égalité, vive la fraternité» : telles sont les premières paroles de Camilo Castro à son arrivée à Orly, le 16 novembre, après quatre mois de détention au Venezuela. Sur place, c’est l’euphorie, sa famille et le ministère des Affaires étrangères l’accueillent au pied de l’avion et se félicitent de son retour. Mais qu’en est-il après ? Jeudi 15 janvier, l’ex-captif toulousain s’est uni à l’association SOS Otages, engagée dans la défense des intérêts des victimes d’emprisonnements arbitraires et de leurs proches, pour réclamer dans une lettre au président de la République «un véritable statut pour l’ensemble des détentions illégales à l’étranger».
Lors de la conférence de presse organisée à Paris après l’envoi de la lettre, Martine Gauffeny, la déléguée générale de SOS Otages, a insisté sur ce point : lorsque les otages sont libérés et reviennent en France, on a tendance à penser qu’il s’agit de la «fin de l’histoire». Or, ce retour se mue souven




