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Guerre

Une supposée incursion ukrainienne en Russie fait craindre des représailles

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Le Kremlin a dénoncé ce jeudi une «attaque terroriste» ukrainienne sur son sol, ce que Kyiv dément formellement. Une annonce inhabituelle qui pourrait servir d’excuse à Moscou pour une riposte de plus grande ampleur.

Le président russe Vladimir Poutine à Moscou, en Russie, jeudi. (Sputnik /via Reuters)
ParBenjamin Delille
Correspondant à Washington
Publié le 03/03/2023 à 7h54, mis à jour le 03/03/2023 à 16h17

Faut-il y voir un loup ? Jeudi 2 mars, les autorités russes ont dénoncé une «attaque terroriste» opérée par de supposés «saboteurs» ukrainiens dans la région de Briansk, à la frontière avec l’Ukraine. Chose rare, Vladimir Poutine lui-même est revenu sur cet incident dans une allocution télévisuelle, parlant de «néonazis» et de «terroristes» qui, après s’être «infiltrés» en Russie, auraient «ouvert le feu sur des civils». Jusqu’ici, jamais le Kremlin n’avait communiqué sur d’éventuelles opérations d’infiltration d’éléments ukrainiens, préférant mettre l’emphase sur les sporadiques bombardements de l’armée ukrainienne au-delà de la frontière.

Dans les faits, l’attaque en question est impossible à vérifier de manière indépendante, et le seul déroulé des événements disponible est celui offert par les Russes. Alexandre Bogomaz, le gouverneur de la région, indique sur son compte Telegram que l’attaque aurait eu lieu dans le village de Lioubetchané, que «les saboteurs ont ouvert le feu sur un véhicule en mouvement»

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