Lorsque la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé, en septembre dernier, de «travailler d’urgence à une nouvelle solution pour financer l’effort de guerre de l’Ukraine à partir des avoirs russes gelés» dans l’Union en lui accordant un «prêt de réparation», peu de gouvernements ont tiqué. Alors que l’UE assure depuis 2022 la quasi-totalité de l’aide financière (à distinguer de l’aide militaire) à ce pays agressé par la Russie, les Etats membres sont à la recherche de nouvelles sources de financement qui ne pèsent pas trop sur des budgets nationaux déjà exsangues. Autant dire que l’idée de faire payer Moscou a séduit. Mais lorsque le chancelier allemand Friedrich Merz a voulu, à la veille du Conseil européen du 23 octobre, accélérer la discussion, alors même que la Commission n’avait pas encore finalisé ses travaux préparatoires, le Premier ministre belge, le nationaliste flamand Bart De Wever, a bloqué net, inquiet des risques pour son pays qui accueille Euroclear, l’établissement dans lequel sont logés une bonne partie des fonds russes gelés. Et il campe depuis sur sa po
Décryptage
Utiliser les avoirs russes gelés au profit de l’Ukraine : quels risques pour l’Union européenne ?
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Alors que plusieurs dirigeants des Etats membres poussent pour un «prêt de réparation» à l’Ukraine, alimenté par les fonds russes bloqués en UE, la Belgique, qui en concentre la majorité, s’inquiète.
Le siège d'Euroclear à Bruxelles, le 23 octobre. (Geert Vanden Wijngaert/AP)
Publié le 18/12/2025 à 6h08
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