Février 2008. Deux hélicoptères «Black Hawk» de l’armée américaine survolent le paysage escarpé de l’Afghanistan. A leur bord, trois sénateurs dont un, Joe Biden, qui s’apprête à entrer en campagne au côté de Barack Obama pour l’élection présidentielle du 4 novembre de la même année. Soudain, une tempête de neige se déclare et contraint ce commando très spécial à atterrir au creux de la vallée. Sans possibilité de redécoller…
Ce n’est pas le scénario du prochain film de Clint Eastwood, mais le début du récit que le Wall Street Journal fait de l’histoire de Mohammed, un interprète afghan ayant secouru à l’époque l’actuel président des Etats-Unis. Et qui, sous la menace des talibans, l’appelle à l’aide aujourd’hui. «Bonjour, Monsieur le président : sauvez-moi et ma famille. Ne m’oubliez pas ici !» implore dans le quotidien celui qui, en 2008, était venu à sa rescousse depuis la base aérienne de Bagram au nord de Kaboul. Il avait ensuite monté la garde pendant plus de trente heures autour des appareils en attendant une météo plus favorable pour redécoller.
Combattre les talibans avec des boules de neige
Pour tuer le temps, les trois sénateurs s’adonnaient à quelques pitreries. «Nous étions prêts à envoyer Biden combattre les talibans avec des boules de neige», a raconté, selon le Wall Street Journal, le futur secrétaire d’Etat des Etats-Unis John




