Dans un contexte international et national déjà très anxiogène, les mots prononcés cette semaine par le chef d’état-major des armées (Cema) françaises devant le Congrès des maires de France ont fait l’effet d’une bombe. «On a tout le savoir, toute la force économique et démographique pour dissuader le régime de Moscou. […] Ce qu’il nous manque, et c’est là où vous avez un rôle majeur, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est, a-t-il clamé. Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu’il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à la production de défense, alors on est en risque.» Appelant dans la foulée les maires à «en parler dans [leurs] communes».
Billets de Thomas Legrand et Jean Quatremer
Accepter de nous faire mal et de perdre nos enfants, voilà ce qui s’appelle parler cash, sans langue de bois, ce qui est rarement le cas des militaires, soumis au devoir de réserve. Est-ce à dire que le général Mandon était en service commandé ? Ce n’est pas impossible. L’homme a longtem




