«Fuck him.» Crachée à la table de son antre floridienne face à un reporter, la sentence de Donald Trump, retranscrite dans la langue de Tony Soprano noir sur blanc en une du principal tabloïd hébraïque et, version audio, en boucle dans les journaux télé israéliens, semble tirée d’un bon vieux film de gangsters, ces scènes classiques où le parrain renie le traître. La balance désignée par l’ex-président putschiste ? Nul autre que Benyamin Nétanyahou, son fidèle «Bibi», le plus grand «ami» de son mandat, qu’il n’a cessé de couvrir de «cadeaux». Le tort du Premier ministre israélien déchu ? Avoir manqué de «loyauté» en étant «le premier à féliciter Biden» après son élection (ce qui est factuellement faux, évidemment, mais ce n’est pas le genre de chose qui arrête Trump). Et, pire encore dans l’univers mental scorsesien du magnat de l’immobilier, de l’avoir fait «sur bande» («on tape», en VO), c’est-à-dire, lors d’une prise de parole officielle.
Billet
«Fuck him» : quand Trump flingue Nétanyahou
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L’ex-président américain a brutalement tiré un trait lors d’une interview sur son alliance avec le Premier ministre israélien déchu, qu’il accuse de «déloyauté» malgré tous ses «cadeaux» diplomatiques envers Israël durant leurs mandats respectifs.
L'alors président Donald Trump avec l'encore Premier ministre Benyamin Nétanyahou, le 15 septembre 2020. (Saul Loeb/AFP)
Publié le 11/12/2021 à 9h59
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